En un jardin peint

L’auteur: Daniele Morresi
Né à Lugano, Suisse, 1970. Il travaille depuis 2003 comme enseignant à l’Ecole Internationale de Genève, dans une communauté dont la diversité et la richesse culturelle correspondent parfaitement à son idée de souffle vital.

Le traducteur: Luc Hamzavi
Né à Genève, Suisse, 1962. Il est passionné par l’histoire, les langues, ainsi que par tout ce qui concerne les rapports entre civilisations. Il ne se dit jamais plus à l’aise que lorsque le contexte est “international”. Il a rejoint l’Ecole Internationale de Genève en 1987.

L’illustrateur: Mario Cardinale
Né à Saint-Julien -en-Genevois (France) 1959. Cultivateur de tableaux et peintre de la conscience. Polyglotte, son répertoire comprend aussi la langue des plantes et des abeilles. Il a rejoint l’Ecole Internationale de Genève en 1979.

In un giardino dipinto /
En un jardin peint

Poèmes de Daniele Morresi
Traduction française de Luc Hamzavi
Avant-propos de Laurent Cennamo
Couverture et dessins de Mario Cardinale

Un livre de 104 pages au format 14 x 18 cm
tiré à 300 exemplaires sur les presses de
l’Imprimerie Ange créations à Lausanne

Prix de lancement: Fr. 20.- jusqu’au 31 juillet 2017
Publié avec le soutien de la République et Canton de Genève


Brefs, lapidaires (tableautins, plutôt de style flamand) ou plus vastes,
respirants, laissant de la place à la méditation sur notre monde et sur
un autre, qui le borde, ce qui frappe dans les poèmes de Daniele Morresi
c’est d’abord l’art du cadrage. Cette réalité, qui est la nôtre, qui nous entoure
et nous déborde de toutes parts, nous échappe, comment la saisir
à l’aide du langage (et disons-le immédiatement, du langage le plus limpide qui soit) ?
Car le monde a deux versants : l’un visible, l’autre invisible, et ces deux versants
(qui contiennent leur part de danger, peutêtre de folie) demandent à être traduits.
Comment maintenir l’équilibre, célébrer le simple, le simplement vivant (et mortel),
tout en préservant cette part de mystère ou d’incompréhensible, indubitable?
Et dans ce monde, tantôt vide, tantôt foisonnant, que retenir ?

Le regard de Daniele Morresi est à la fois singulièrement accueillant,
généreux, et acéré, alternativement tendre, empreint d’une sorte
de compassion pour les êtres et les choses, et tranchant, presque coupant.
C’est un jardin, mais seulement peint, où l’on ne peut dormir longtemps,
s’éblouir longtemps (s’enchanter de mots), où l’important est de se réveiller, d’ouvrir les yeux :

Ne te demande plus
si elles sont vraies, les choses ;
demande-toi plutôt qui les imagine. (Imagine)

Cette poésie oscille entre deux stupeurs : celle qu’il y ait quelque chose,
et celle qu’il y ait des choses qui sont constamment, volontairement
(politiquement aussi) occultées. D’où cette perpétuelle hésitation entre un cri
(une dénonciation, parfois furieuse) et un chant, qui est  acceptation
de ce monde intérieur et extérieur à éclipse, une sorte de sagesse paradoxale.
 Le poète est le témoin tantôt émerveillé, tantôt troublé, de ces cycles en lui
et en dehors de lui, flux, reflux, cycles de mort et de renaissance  (…)    

                                                                Laurent Cennamo (Avant-propos)

Souscription

Last update: Friday, June 23, 2017
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